La cybersécurité en 2026 : un enjeu critique
Les chiffres de 2025 sont sans appel et témoignent d'une menace en constante progression. En France, 67% des entreprises ont été victimes d'au moins une cyberattaque en 2025, contre 53% en 2023. Cette hausse vertigineuse de 14 points en deux ans démontre que personne n'est épargné. Les notifications de violations de données à la CNIL ont atteint 5,629 en 2025, soit une augmentation de 20% par rapport à l'année précédente.
Le coût moyen d'une cyberattaque reste considérable : 14,720 euros selon les données 2025, avec certaines attaques dépassant les 230,000 euros pour les entreprises les plus touchées. Mais au-delà des pertes financières directes, les conséquences sont multiples : 60% des PME victimes d'une attaque sérieuse ferment dans les six mois suivant l'incident, 47% perdent des prospects et 43% perdent des clients après une attaque.
Les données personnelles contenues dans les systèmes d'information valent de l'or pour les cybercriminels. Or, ces systèmes restent trop souvent vulnérables face aux attaques informatiques. La sécurisation de l'ensemble des systèmes d'information est devenue une question centrale pour la pérennité des entreprises, quelle que soit leur taille.
Il apparaît donc essentiel de sensibiliser les équipes à la cybersécurité pour qu'elles adoptent les bons comportements. Face aux ransomwares, au phishing, aux vols de mots de passe ou aux logiciels malveillants, former les équipes à reconnaître les tentatives de piratage est devenu indispensable.
Dans ce guide actualisé 2026, nous verrons la définition de la cybercriminalité, les différents types d'attaques informatiques, les enjeux de la sensibilisation, et surtout les bonnes pratiques concrètes pour protéger efficacement votre organisation.
Qu'est-ce que la cybercriminalité ?
Une définition actualisée
La cybercriminalité désigne l'ensemble des activités criminelles menées via les nouvelles technologies et les dispositifs numériques. Ce terme recouvre des activités illégales qui exploitent les failles de sécurité des entreprises, des administrations et des particuliers.
Avec l'évolution constante des technologies, les techniques des criminels évoluent également. L'année 2025 a marqué un tournant avec l'utilisation croissante de l'intelligence artificielle par les cybercriminels : les IA génératives permettent désormais de créer très facilement des vidéos, des images et des sons plus vrais que nature, donnant un nouveau souffle aux arnaques et aux usurpations d'identité. Le coût global de la cybercriminalité pourrait atteindre 10,500 milliards de dollars en 2026.
La menace pèse particulièrement sur les organisations, qu'il s'agisse d'entreprises, d'ONG, d'administrations ou de collectivités. Les risques sont multiples : pertes financières, atteinte à la réputation, fuite de données sensibles, et surtout mise à l'arrêt de l'activité.
Selon les données 2025, 43% des TPE/PME ayant subi une cyberattaque ont vu leur activité stoppée plus d'une journée : indisponibilité des services en ligne, blocage des moyens de paiement, arrêt de la production. Ce manque à gagner très important se double souvent de pertes liées à une demande de rançon, aux coûts de restauration des systèmes, aux sanctions réglementaires et à l'atteinte durable à la réputation de l'entreprise.
Les trois types d'attaques les plus fréquents
Les cyberattaques prennent différentes formes, mais trois types dominent largement le paysage des menaces en 2025-2026.
Le hameçonnage (phishing) : la menace numéro un
Le phishing reste de loin la forme de cyberattaque la plus fréquente. En 2025, 73% des entreprises françaises concernées par une attaque ont été victimes d'hameçonnage, et environ 60% des cyberattaques recensées ont débuté par une tentative de phishing. Cette technique consiste à imiter un organisme officiel ou un tiers de confiance (banque, administration, fournisseur, collègue) par email ou SMS pour inciter les victimes à révéler leurs informations personnelles ou à effectuer des paiements frauduleux.
Les cybercriminels exploitent l'ingénierie sociale pour contourner les systèmes de sécurité (pare-feu, antivirus) en ciblant directement l'utilisateur, le maillon le plus faible de la chaîne. Il suffit qu'un employé saisisse ses identifiants sur une fausse page de connexion pour que le pirate obtienne un accès aux systèmes de l'entreprise. Avec l'IA générative, les emails de phishing sont devenus encore plus crédibles, imitant parfaitement le style d'écriture de vos interlocuteurs habituels.
Le rançongiciel (ransomware) : des conséquences dévastatrices
Bien qu'en léger recul (144 rançongiciels traités par l'ANSSI en 2025), les ransomwares restent parmi les attaques aux conséquences les plus lourdes. Le chiffrement de données par ransomware a reculé de 9 points en 2025 grâce à la généralisation des sauvegardes sécurisées et des plans de reprise d'activité. Toutefois, 23% des entreprises victimes d'attaques ont subi un ransomware, et 52% des piratages conduisent toujours à une extorsion d'argent.
Le ransomware bloque l'appareil ou les données de la victime, et les pirates demandent une somme d'argent (souvent en cryptomonnaie) en échange du déblocage. Les attaques au ransomware qui réussissent combinent plusieurs leviers de pression : blocage des systèmes critiques (comptabilité, production), menace de publication des données volées, et revente des fichiers commerciaux. Les TPE et PME restent particulièrement vulnérables, notamment via des kits de piratage accessibles pour quelques euros sur les forums clandestins.
Le logiciel malveillant (malware) : l'infiltration silencieuse
Les malwares représentent 53% des attaques recensées en 2025. Un malware est un programme développé pour saboter un système informatique et accéder au réseau de l'entreprise. Les cybercriminels peuvent ainsi voler des informations personnelles et des données sensibles, qu'ils utilisent ensuite pour usurper une identité, demander une rançon ou vendre sur le dark web.
Ces logiciels malveillants ne sont pas toujours faciles à repérer : ils se cachent souvent dans les logiciels de téléchargement gratuit, sur des clés USB piégées, ou s'infiltrent via les réseaux Wi-Fi publics. L'exploitation de failles de sécurité non corrigées représente également une porte d'entrée majeure : selon les données 2025, les entreprises mettent en moyenne 215 jours pour corriger une vulnérabilité une fois détectée, laissant une fenêtre d'opportunité considérable aux attaquants.
5 bonnes pratiques en matière de cybersécurité
Bonne pratique n°1 : verrouillez vos comptes avec des mots de passe solides et la double authentification
Pourquoi c'est crucial en 2026
Les mots de passe restent la première ligne de défense de vos systèmes. Pourtant, trop d'utilisateurs continuent d'employer des mots de passe faibles ou réutilisés. Le tristement célèbre "123456" demeure le mot de passe le plus utilisé au monde et peut être cracké en moins d'une seconde. Résultat : 80% des intrusions liées à un piratage en 2025 ont exploité des mots de passe faibles, volés ou réutilisés. Utiliser un mot de passe trop simple revient littéralement à laisser la clé sous le paillasson.
Ce que vous devez faire concrètement
L'objectif est double : utiliser des mots de passe robustes (longs, uniques, mélangeant lettres majuscules et minuscules, chiffres et caractères spéciaux) et activer l'authentification multi-facteur (MFA) dès que possible. La MFA ajoute une couche de sécurité supplémentaire (code SMS, application de validation, clé physique) en plus du mot de passe. Même si un pirate dérobe votre mot de passe, il ne pourra pas accéder à vos comptes sans ce second facteur d'authentification.
Le mot de passe unique de votre messagerie professionnelle doit être différent de celui de vos comptes personnels (Netflix, réseaux sociaux, etc.). Si une base de données tierce fuit et que vous utilisez le même mot de passe partout, les attaquants essaieront ce mot de passe sur tous vos autres comptes. À l'inverse, avec un mot de passe complexe et unique par service, couplé à la MFA, même une fuite massive de données ne suffira pas à compromettre vos autres accès.
Recommandations pratiques
Utilisez un gestionnaire de mots de passe pour générer et stocker des mots de passe uniques pour chaque service. Ces coffres-forts numériques sont indispensables quand on sait que nous gérons en moyenne plus de 200 comptes différents. Activez systématiquement la double authentification sur les messageries, VPN, outils cloud et applications métiers. Ce sera une seconde d'effort supplémentaire pour vous, mais un véritable cauchemar pour les pirates.
Changez immédiatement les mots de passe par défaut de tous vos équipements réseau et comptes administrateurs. Les paramètres d'usine "admin/admin" ou "1234" sont bien connus des attaquants. Enfin, sensibilisez régulièrement vos équipes aux bonnes pratiques et rappelez les risques. Le post-it "mot de passe" collé sur l'écran doit définitivement disparaître de vos bureaux. Consultez notre guide pour créer un mot de passe robuste conforme aux exigences de la CNIL.
Bonne pratique n°2 : Faites vos mises à jour (arrêtez de cliquer sur "Plus tard")
Le danger des systèmes non mis à jour
On le reconnaît tous : remettre au lendemain les mises à jour, c'est tentant. Mais en cybersécurité, tarder à appliquer un correctif revient à laisser une fenêtre grande ouverte aux cybercriminels. Les éditeurs publient des mises à jour pour combler des failles de sécurité parfois critiques. Si vous ne les installez pas rapidement, les pirates en profiteront.
Les chiffres 2025 sont éloquents : 18% des attaques réussies ont exploité des failles de sécurité connues, et les entreprises mettent en moyenne 215 jours pour corriger une vulnérabilité détectée. L'exploitation de vulnérabilités sur les équipements de bordure (pare-feu, VPN) a particulièrement pesé dans les intrusions de 2025 selon l'ANSSI.
L'exemple historique de WannaCry
Le ransomware WannaCry de 2017 reste un exemple frappant : il a fait des ravages en exploitant une faille de Windows pour laquelle un patch de sécurité existait déjà depuis des mois. Les entreprises à jour n'ont pas été affectées, tandis que les autres ont vu leurs fichiers chiffrés et leurs activités paralysées. Plus récemment, Microsoft a corrigé plus de 1,000 failles de sécurité Windows rien qu'en 2025. Ignorer une mise à jour critique, c'est comme laisser un cadenas rouillé sur la porte en espérant que personne n'essaiera de l'ouvrir.
Comment gérer les mises à jour efficacement
Dans la mesure du possible, activez les mises à jour automatiques sur vos systèmes d'exploitation et applications. Un correctif appliqué rapidement, c'est une brèche évitée. Le RSSI ou la DSI doit s'abonner aux bulletins de sécurité des fournisseurs clés (Microsoft, Adobe, etc.) pour prioriser l'installation des patchs critiques, idéalement sous 24 à 48 heures.
Si un système ne peut être mis à jour instantanément pour des raisons de compatibilité ou de tests nécessaires, isolez-le du réseau principal et planifiez le patch le plus tôt possible. Mieux vaut un léger temps d'arrêt planifié qu'une attaque surprise un vendredi soir. Maintenez également un inventaire à jour de tous les logiciels et équipements de l'entreprise : on ne peut patcher que ce qu'on connaît, et les "shadow IT" (applications non officielles installées par les utilisateurs) sont des bombes à retardement.
Bonne pratique n°3 : Sauvegardez régulièrement vos données (votre futur vous remerciera)
Vos sauvegardes : votre bouée de sauvetage
En cas de catastrophe informatique, vos sauvegardes seront votre unique bouée de sauvetage. Personne n'est à l'abri d'une panne de serveur, d'une erreur humaine qui efface un dossier critique, ou d'un ransomware qui chiffre vos fichiers. Sans sauvegarde, ces données peuvent être perdues à jamais, avec des conséquences potentiellement fatales pour l'entreprise.
Les études 2025 montrent que 97% des organisations ayant subi un ransomware parviennent à récupérer leurs données, le plus souvent grâce à des sauvegardes (70% des cas). Les autres ont dû payer une rançon, sans aucune garantie de récupération. Une bonne politique de sauvegarde peut littéralement sauver votre entreprise.
La règle du 3-2-1
Mettez en place des sauvegardes régulières de vos données et systèmes, idéalement automatisées, redondantes et stockées hors site. L'objectif est de pouvoir restaurer rapidement l'activité en cas d'incident, qu'il s'agisse d'une cyberattaque, d'un sinistre physique ou d'une erreur humaine. La règle du 3-2-1 constitue une excellente base : 3 copies de vos données, sur 2 supports différents, dont 1 stockée hors ligne ou hors site.
Une PME victime d'un incendie voit son local serveur détruit. Avec des sauvegardes externes, elle relance ses services en quelques jours sur du nouveau matériel. Sans sauvegardes, elle perd ses fichiers clients, son historique, et peut mettre la clé sous la porte. De même, face à une attaque ransomware qui chiffre vos fichiers, si vous disposez de backups sains et isolés du réseau, vous pouvez restaurer sans payer de rançon.
Les bonnes pratiques de sauvegarde
Formalisez un plan de sauvegarde clair : décidez quoi sauvegarder (données clients, bases de données, configurations systèmes, emails importants), à quelle fréquence (quotidien, hebdomadaire), et comment. Documentez ce plan et responsabilisez un collaborateur pour son suivi.
Conservez au moins une copie de secours hors du réseau principal, sur un support externe stocké ailleurs ou dans le cloud sécurisé. En cas de ransomware, une sauvegarde sur un disque déconnecté physiquement échappera au chiffrement. Testez régulièrement la restauration : une sauvegarde inutilisable, c'est comme pas de sauvegarde du tout. Programmez des tests trimestriels en restaurant un fichier ou en remontant une machine virtuelle à partir du backup, pour valider que le processus fonctionne réellement.
Privilégiez des solutions automatisées pour éviter de compter sur la mémoire humaine, parfois défaillante. Un bon système de backup envoie des alertes en cas d'échec, permettant à l'équipe IT de réagir immédiatement.
Bonne pratique n°4 : Ne mordez pas à l'hameçon – Vigilance face au phishing
Le facteur humain : 74% des compromissions
Les pirates adorent s'attaquer à l'élément humain parce que c'est souvent le maillon faible. Social engineering, emails piégés, faux SMS, appels téléphoniques frauduleux : toutes ces techniques d'hameçonnage cherchent à tromper votre vigilance. Et malheureusement, ça fonctionne très bien. Le facteur humain est impliqué dans 74% des compromissions selon les rapports 2025.
En 2025, l'hameçonnage reste la menace numéro un tous publics confondus. La plateforme Cybermalveillance.gouv.fr a enregistré 1,5 million de consultations de contenus liés aux arnaques de phishing. Du PDG à l'employé débutant, nous sommes tous visés. Les attaques se sont sophistiquées avec l'IA : les emails sont désormais parfaitement rédigés, sans fautes d'orthographe, dans un style qui imite celui de vos interlocuteurs habituels.
Reconnaître les tentatives d'hameçonnage
Soyez vigilant face aux messages et sollicitations inattendues. Un email qui vous presse de cliquer sur un lien "de toute urgence", un SMS qui annonce un colis bloqué et réclame un paiement, un appel d'un prétendu technicien qui demande vos identifiants : il s'agit très probablement d'une tentative d'hameçonnage. La bonne pratique consiste à toujours prendre un temps de recul et à vérifier avant d'agir.
Qui n'a jamais reçu un mail soi-disant de Microsoft invitant à "revalider son mot de passe immédiatement" sous peine de fermeture du compte ? Ou un courriel du "directeur général" en déplacement qui réclame en urgence l'achat de cartes-cadeaux pour un client VIP ? Ce sont des pièges courants. En cas de doute, ne cliquez jamais et contactez directement l'expéditeur par un autre canal (téléphone, messagerie instantanée).
Le piratage de Twitter en 2020 illustre parfaitement le danger : des attaquants ont réussi à convaincre des employés de révéler leurs accès administrateur par ingénierie sociale. La leçon est claire : même la meilleure infrastructure technique peut tomber si un collaborateur se fait duper.
Construire une culture de vigilance
Formez régulièrement vos équipes aux dernières techniques d'arnaque. Des exercices de phishing simulé peuvent aider à entraîner les bons réflexes, sans stigmatiser les collaborateurs qui se font piéger (l'objectif est pédagogique, pas punitif). Découvrez nos 10 meilleurs outils de sensibilisation à la cybersécurité.
Instaurez la règle de la vérification hors bande : un fournisseur vous envoie un nouveau RIB par email ? Appelez-le via le numéro officiel de son site web pour confirmer. Un dirigeant demande une action inhabituelle ? Vérifiez par SMS ou coup de fil avant d'exécuter la demande.
Apprenez à repérer les signaux d'alerte : adresse email expéditrice suspecte (une lettre changée, un domaine similaire mais pas identique), ton trop urgent ou alarmiste, pièces jointes avec des extensions bizarres (.exe, .zip protégé par mot de passe), liens raccourcis qui masquent la vraie destination. Aucun vrai banquier ne vous demandera jamais vos codes secrets par email ou SMS.
Encouragez une culture où l'employé qui suspecte un phishing alerte immédiatement l'IT ou son manager sans crainte. Mieux vaut dix faux positifs que laisser passer une vraie arnaque. Réagissez rapidement en cas de signalement pour bloquer l'expéditeur et diffuser l'information aux autres collègues.
Bonne pratique n°5 : Protégez vos appareils et méfiez-vous du Wi-Fi public
Pourquoi vos équipements sont des cibles
Ordinateurs, smartphones, tablettes, objets connectés : nos équipements sont les vecteurs de nos données professionnelles et personnelles. À ce titre, ils représentent des cibles de choix pour les attaquants. Un poste de travail non protégé, c'est une porte grande ouverte aux malwares (virus, ransomwares, espions, chevaux de Troie). De même, une connexion Wi-Fi non sécurisée peut exposer vos communications en clair aux oreilles indiscrètes.
Plus de 300,000 nouveaux programmes malveillants sont identifiés chaque jour dans le monde. Un antivirus à jour est indispensable pour détecter et bloquer les menaces les plus courantes avant qu'elles ne causent des dégâts. Sans solution de sécurité, il suffit d'une clé USB infectée ou d'un fichier piégé ouvert par inadvertance pour contaminer un poste et, potentiellement, tout le réseau de l'entreprise.
Le danger des Wi-Fi publics
Se connecter au premier hotspot Wi-Fi gratuit venu (par exemple "CoffeeShop_WiFi" ou "FREE_WIFI" dans un aéroport) peut permettre à un individu malintentionné d'espionner votre trafic. Sur un Wi-Fi public non chiffré, un attaquant positionné sur le même réseau peut intercepter les mots de passe et données que vous envoyez, sans même que vous vous en rendiez compte (attaque de type "homme du milieu"). C'est un peu comme discuter de secrets d'affaires à voix haute au milieu d'un open space rempli d'inconnus : extrêmement risqué.
Les mesures de protection essentielles
Équipez tous les postes de travail, ordinateurs portables et mobiles d'une solution antivirus et anti-malware réputée, et maintenez-la à jour. Paramétrez des analyses régulières automatiques. Un antivirus n'est pas infaillible, mais il arrêtera les menaces connues et signalera les comportements suspects.
Activez et configurez correctement le pare-feu Windows ou macOS, ou mieux encore, déployez un pare-feu réseau d'entreprise pour filtrer les connexions entrantes non autorisées. Segmenter le réseau par niveaux de sensibilité limite la propagation latérale en cas d'infection : par exemple, le PC de l'accueil n'a pas besoin d'accéder aux serveurs contenant les données financières.
Concernant le Wi-Fi public, évitez-le dans la mesure du possible. Préférez le partage de connexion mobile (4G/5G) ou l'usage d'un VPN d'entreprise pour chiffrer vos communications. Si vous n'avez vraiment pas le choix (hôtel, chez un client, gare), abstenez-vous absolument de faire des opérations sensibles (accès banque, connexion aux serveurs d'entreprise, saisie de mots de passe) sur un réseau Wi-Fi ouvert non sécurisé.
Sécurisez physiquement vos appareils : un laptop non verrouillé est une invitation au vol ou à l'accès non autorisé. Verrouillez votre session dès que vous vous absentez de votre poste, même pour quelques minutes. Chiffrez les disques durs des ordinateurs portables : en cas de vol, vos données ne seront pas lisibles sans le mot de passe de déchiffrement.
Pensez également à définir une politique claire pour les appareils personnels utilisés au travail (BYOD - Bring Your Own Device). Les smartphones et tablettes personnels utilisés pour consulter les emails professionnels ou accéder aux documents de l'entreprise doivent respecter un minimum de critères de sécurité : code PIN robuste, chiffrement activé, mises à jour régulières, antivirus mobile.
L'enjeu crucial de la sensibilisation à la cybersécurité
Le facteur humain : principale source d'incidents
Les erreurs humaines, souvent nées de la négligence ou du manque de formation, constituent la principale cause d'incidents de cybersécurité. Les technologies progressent, les techniques des cybercriminels aussi, mais c'est toujours l'humain qui reste le maillon faible de la chaîne de sécurité. Plus le nombre d'utilisateurs d'outils numériques augmente, plus la menace pèse sur les organisations.
C'est pour cette raison que la sensibilisation à la cybersécurité est devenue plus qu'importante : elle est vitale pour la survie des entreprises. Une formation régulière et adaptée permet aux utilisateurs de repérer les pièges tendus par les pirates informatiques et d'adopter les bons réflexes au quotidien.
Une prise de conscience encore insuffisante
Le baromètre 2025 du CESIN (Club des Experts de la Sécurité de l'Information et du Numérique) montre que 80% des entreprises mènent des campagnes de sensibilisation de leurs collaborateurs à la cybersécurité. C'est encourageant, mais la culture de la cybersécurité peine encore à s'ancrer dans le quotidien : les utilisateurs ne suivent pas suffisamment les recommandations pourtant communiquées.
Les données 2025 révèlent que 58% des TPE-PME ne sauraient pas évaluer les conséquences d'une cyberattaque. Pourtant, leurs principales inquiétudes sont légitimes : perte ou vol de données (94%), répercussions financières (88%), interruption d'activité (87%) et atteinte à la réputation (82%). Ce décalage entre la conscience du risque et la capacité à l'évaluer et s'en protéger montre qu'il reste un gros travail de sensibilisation à réaliser.
Le défi du travail hybride
Le télétravail et le travail hybride, qui se sont généralisés depuis 2020, ont contribué à augmenter significativement les risques. Les salariés qui travaillent à distance sont plus enclins à ne pas respecter les consignes de sécurité que ceux qui travaillent sur site : ils se font plus souvent piéger par les mails de phishing, utilisent des réseaux Wi-Fi personnels non sécurisés, et mélangent parfois usages professionnels et personnels sur le même équipement.
Investir dans la formation continue
La sensibilisation ne peut pas être un événement ponctuel (une formation unique à l'embauche). Elle doit être continue, régulièrement mise à jour avec les nouvelles techniques d'attaque, et adaptée aux différents profils de collaborateurs. Leto propose des modules de sensibilisation à la cybersécurité spécialement conçus pour les PME et ETI, avec des parcours interactifs, des mises en situation réalistes et des quiz de validation des acquis.
Conclusion : La cybersécurité, l'affaire de tous au quotidien
La cybersécurité en entreprise n'est pas qu'une affaire de techniciens, de DSI ou de RSSI : c'est l'affaire de tous, au quotidien. Ces cinq bonnes pratiques (mots de passe robustes et MFA, mises à jour systématiques, sauvegardes régulières, vigilance face au phishing, protection des équipements) forment un socle de protection essentiel que chaque collaborateur doit intégrer dans ses habitudes de travail.
Les chiffres 2025-2026 sont clairs : la menace ne faiblit pas, elle se transforme et s'intensifie. Avec 67% des entreprises françaises victimes d'au moins une cyberattaque, personne ne peut se croire à l'abri. Les TPE et PME sont particulièrement visées (75% des attaques en France), car souvent perçues comme moins bien protégées que les grands groupes.
Aucune mesure n'offre une protection à 100%, mais ces pratiques combinées réduisent drastiquement les risques. On parle de cyber-hygiène, et il s'agit surtout de bon sens appliqué avec discipline. Mieux vaut prévenir que guérir, surtout quand guérir peut coûter des millions d'euros ou menacer la survie même de l'entreprise.
La bonne nouvelle ? Selon le baromètre 2025 des TPE-PME, la conscience des enjeux progresse : 58% des entreprises estiment avoir un bon niveau de protection (contre 39% en 2024), le nombre moyen de dispositifs de sécurité installés augmente (de 3,62 à 4,06), et les budgets IT augmentent (19% vs 13% en 2024). Le chemin est long, mais la direction est la bonne.
Managers, collaborateurs, DSI : à vous de jouer, dans la bonne humeur et avec vigilance, pour faire de la cybersécurité une seconde nature. L'objectif n'est pas de devenir paranoïaque, mais simplement d'intégrer des réflexes qui protégeront votre entreprise, vos données, vos clients et votre réputation.
Vos prochaines étapes
Pour renforcer concrètement votre cybersécurité, commencez par évaluer votre niveau de protection actuel. Leto propose une évaluation gratuite de votre maturité RGPD et cybersécurité qui vous permettra d'identifier vos points faibles prioritaires.
Ensuite, déployez un programme de sensibilisation adapté à vos équipes. Leto accompagne les PME et ETI avec des modules interactifs, des simulations de phishing, et des parcours personnalisés par métier. Formez vos collaborateurs aux réflexes essentiels, testez leur vigilance, et mesurez la progression de votre culture cyber.
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